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Réalisateur : Krzysztof Kieslowski
Année de sortie : 1991
Pays : Pologne-France
Acteurs : Irène Jacob, Aleksander Bardini, Halina Gryglaszewska
Synopsis-: Il y a 20 ans dans deux villes différentes (en France et en Pologne) naquirent deux petites filles pareilles. Elles n'ont rien en commun, ni père, ni mère, ni grands parents, et leurs familles ne se sont jamais connues.
Pourtant elles sont identiques : toutes deux gauchères, aiment marcher les pieds nus, et le contact d'un anneau d'or sur leurs paupières. Et surtout, toutes deux ont une voix magnifique, sublime, un sens musical absolu, et la même malformation cardiaque difficilement détectable. L'une profitera des expériences et de la sagesse de l'autre sans le savoir. Comme si chaque fois que la première se blessait avec un objet la seconde évitait le contact de ce même objet.
C'est une histoire d'amour, simple et émouvante. L'histoire d'une vie qui continue, quittant un être pour se perpétuer dans le corps et l'âme d'un autre être.
Répliques-:
Véronique : "Papa, je suis amoureuse !"
Le père : "Je le connais ?"
Véronique : "Non et moi non plus !"
Le père : "Ah ... tu m'expliqueras !"
Véronique : "Oui, quand j'aurai compris !"
Critique-: Une actrice française (Irène Jacob) qui joue deux rôles celui de Véronique la Française et de Weronika la Polonaise, un financement franco-polonais et un réalisateur polonais : La Double Vie de Véronique n'en finit pas de tendre ses deux visages pour raconter le destin croisé de deux femmes atteintes de la même malformation cardiaque. "Il faut que quelqu'un meure pour qu'un autre vive", tel est bien ce que veut nous dire ici Krzysztof Kieslowski dans une atmosphère et des images volontairement nimbées de mystère. Ce film est assez différent de la trilogie de Kieslowski Trois Couleurs (1993, 1994), avec peu de bavardage mais des scènes très savoureuses. La Double Vie de Véronique a été également conçu avec beaucoup de filtres comme des vitres, des miroirs,... Irène Jacob crève l'écran, elle est toujours juste dans ce film fragile. Il faut aussi souligner la musique de Zbigniew Preisner qui procure énormément de sensations. Comme souvent dans son oeuvre, le cinéaste polonais multiplie les pistes et les indices, laissant cependant au spectateur une part de rêve et d'interprétation.
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