| Les cinémas du monde | - Introduction

| Les cinémas du monde | - Introduction
Photo: Rosario Flores joue Lydia, une torera vedette
qui, blessée lors d'une corrida, plonge dans un coma.
C'est Parle avec elle (2002) de Pedro Almodovar.

Les cinéma du monde : Introduction

___________________________________________

A l'ère de la globalisation, le cinéma se révèle être le plus international des arts. Tout comme davantage de touristes viennent voir le Taj Mahal, la tour Eiffel, ou la Chapelle Sixtine, de plus en plus de cinéphiles apprécient les films indiens, russes, français, japonais, belges, allemands, espagnols ou italiens, sans oublier la riche production fournie par la Chine, l'Amérique du Sud, l'Espagne, la Scandinavie et l'Iran.

Je vous invite à venir découvrir les cinéma du monde entier dans mon blog. Au cours de ces articles qui traiteront du style cinématographique de chaque pays en citant des films leur appartenant et également les réalisateurs ainsi que les thèmes principaux, je vous laisse me donner votre opinion sur des films que vous avez appréciez ou non, vos idées sur le sujet, vos conseils.

Bonne lecture chers cinéphiles.

__________________________________________________________________________________________________

Offre ! 3 com's sur cet article = 5 com's chez toi !

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 09:49

Modifié le lundi 11 août 2008 06:49

| Les cinémas du monde | - Europe de l'Est + Russie

| Les cinémas du monde | - Europe de l'Est + Russie
Photo: Andreï Roublev, de Tarkovski, 1966

Les cinémas du monde : Europe de l'Est + Russie
De Wajda à Tarkovski, en passant par Forman, Kieslowski, Klimov ou encore Eistenstein.

________________________________________


Dans les années 20, le cinéma russe est le plus passionnant et le plus créatif du monde, jusqu'à ce que Staline ne le mette plus sous sa coupe. Malgré divers chefs-d'oeuvre, il s'écoule de nombreuses années avant que la Russie ne reprenne sa place parmi les grands pays producteurs de films.

________________________________________


De 1959 à 1975: Le souffle d'air des années 1960 a même atteint les pays du bloc communiste et singulièrement dans le domaine culturel. Une jeune génération de cinéastes plus ou moins dissidents émerge, rompant avec l'académie du passée... Pologne, Hongrie et Tchécoslovaquie, ont connu des destins similaires: l'indépendance, l'occupation nazie, le communisme répressif, la libéralisation,... L'industrie du film a subi aussi ces hauts et ces bas.

________________________________________

De 1976 à nos jours: Si l'Europe centrale a connu une instabilité politique à priori peu propice à l'essor cinématographique, sa richesse culturelle et historique a nourri l'inspiration de talents atypiques.

________________________________________

Les réalisateurs

▶ Sergeï Eistenstein (à venir)
Milos Forman
▶ Krzysztof Kieslowski (à venir)
▶ Roman Polanski (à venir)
▶ Andreï Tarkovski (à venir)
Andrzej Wajda

Les films (de plus anciens au plus récent)

Le Cuirassé Potemkine (Sergeï Eistenstein, RUS, 1925)
Cendres et Diamants (Andrzej Wajda, POL, 1958)
Les Amous d'une blonde (Milos Forman, TCH, 1965)
Andreï Roublev (Andreï Tarkovski, RUS, 1966)
▶ Solaris (Andreï Tarkovski, RUS, 1972) (à venir)
Va et regarde / Requiem pour un massacre (Elem Klimov, RUS, 1985)
▶ Colonel Redl (István Szabo, HONG, 1985) (à venir)
▶ Le temps des gitans (Emir Kusturica, SER, 1989) (à venir)
La Double Vie de Véronique (Krzysztof Kieslowski, POL-FR, 1991)
Trois Couleurs : Bleu, Blanc, Rouge (Krzysztof Kieslowski, POL-FR-SUIS, 1993, 1994)
▶ La Noce (Pavel Lounguine, RUS, 2000) (à venir)
▶ Le Pianiste (Roman Polanski, POL, 2002) (à venir)

__________________________________________________________________________________________________

Offre ! 3 com's sur cet article = 5 com's chez toi !

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 10:26

Modifié le dimanche 31 août 2008 11:55

Milos Forman (1932 - ) Scénariste et réalisateur américain d'origine tchécoslovaque

Milos Forman (1932 - )  Scénariste et réalisateur américain d'origine tchécoslovaque
Milos Forman

_______________________________

Ses films révèlent un esprit moqueur à l'égard des institutions et une perception subtile des divers comportements humains.

Avec des acteurs non professionnels et en utilisant les techniques du cinéma-vérité, Forman signe L'As de Pique (1963) et Les Amours d'une blonde (1965), qui traitent avec fraîcheur et humour des conflits entre générations. Avec Au feu, les pompiers (1967), il réalise une satire des petits bureaucrates. Après l'invasion russe, il s'expatrie aux États-Unis avec son confrère Ivan Passer. Son premier film, Taking Off (1971), satire de la classe moyenne, est un échec mais il se rattrape avec Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975), féroce peinture des m½urs dans un asile psychiatrique. En 1984, Il tourne Amadeus (1984) en République tchèque.

1932 Naissance le 18 février à Čáslav (Tchécoslovaquie) 1933 L'As de pique 1965 Les Amours d'une blonde 1967 Au feu, les pompiers 1971 Taking Off 1975 Vol au-dessus d'un nid de coucou 1979 Hair 1984 Amadeus 1999 Man on the Moon 2006 Les Fantômes de Goya

__________________________________________________________________________________________________

Offre ! 3 com's sur cet article = 5 com's chez toi !

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 13:54

Modifié le lundi 11 août 2008 06:48

Cendres et Diamant (Andrzej Wajda, 1958)

Cendres et Diamant (Andrzej Wajda, 1958)
Cendres et Diamant

♡ ♡ ♡ ♡

Réalisateur : Andrzej Wajda
Année de sortie : 1958
Pays : Pologne
Acteurs : Zbigniew Cybulski, Bogumil Kobiela, Ewa Krzyzewska

Synopsis-: En 1945, la Pologne est dechiree par les luttes impitoyables qui opposent partisans des allemands et des sovietiques. Un jeune homme charge de tuer un dirigeant communiste, prend peu a peu conscience des horreurs de la guerre.

Critique-: Le monde découvre le cinéma polonais grâce à la trilogie sur la guerre de Wajda, décrivant la résistance de la jeunesse à Varsovie. Il décrit la lutte fratricide qui oppose après la libération les communistes, alliés des libérateurs russes et les partisans anticommunistes, dirigés depuis Londres. Le dernier jour de la guerre, Maciek (Zbigniew Cybulski), plus jeune membre d'un mouvement nationaliste clandestin d'une ville provinciale de Pologne, reçoit l'ordre d'exécuter (Waclaw Zastrezynski), nouveau secrétaire régional du Parti communiste. Comme il l'attend à son hôtel la nuit, il tombe amoureux de la barmaid, Krystyna (Ewa Krzyzewska), et comprend que la vie peut apporter le bonheur et l'amour. Le voici déchiré entre sa conscience et la loyauté à sa cause, sa seule raison de vivre jusqu'alors. La scène de l'assassinat, celle de la danse fantomatique silencieuse au ralenti sur fond de "Polonaise", et la séquence de la mort de Maciek sont réalisées de façon éblouissante. C'est le troisième long métrage du Polonais Wajda, après Une fille a parlé et Kanal, ce film décrit la situation confuse qui régnait en Pologne après la Libération et les luttes entre les différents mouvements de résistance de droite et de gauche. Wajda prend soin de rendre compte de la complexité des choses en évitant tout manichéisme: le temps des bons et des méchants est résolu. Dans le même temps, il donne à l'image toute sa force en multipliant les prouesses visuelles et autres virtuosités stylistiques. La brillante interprétation de Cybulski, les yeux cachés derrière ses lunettes noires, traduit le scepticisme de la nouvelle génération. On l'a comparé à James Dean. En 1967, Cybulski se tuera en essayant d'attraper un train en marche. Il avait 40 ans.

Photo-: Le remarquable Zbigniew Cybulski dans le rôle de Maciek, accidentellement blessé à mort par une patrouille, souille de son sang des draps blancs qui séchaient sur un fil.


Articles similaire-

Les cinémas du monde : Europe de l'Est + Russie
Andrzej Wajda

__________________________________________________________________________________________________

Offre ! 3 com's sur cet article = 5 com's chez toi !

# Posté le vendredi 01 août 2008 11:26

Modifié le mardi 26 août 2008 03:27

Andreï Roublev (Andreï Tarkovski, 1966)

Andreï Roublev (Andreï Tarkovski, 1966)
Andreï Roublev

♡ ♡ ♡ ♡


Réalisateur : Andreï Tarkovski
Année de sortie : 1966
Pays : Russie
Acteurs : Anatoli Solonitsyne, Ivan Lapikov, Nikolaï Grignko, Nikolaï Serguèev, Iouri Nazarov, Irma Rausch

Synopsis-: Dans la Russie du XVe siècle ravagée par les invasions Tatars, le destin d'Andrei Roublev, moine peintre d'icônes qui perdra la foi après le meurtre accidentel d'un homme. Sa rencontre salvatrice avec un jeune fondeur de cloche, au talent hors du commun, va permettre au vieil homme de retrouver le goût de son art et d'exécuter ses futurs chefs d'½uvres...

Critique-: La sortie de cette épopée de trois heures a été retardée plusieurs années par les autorités soviétiques qui considéraient l'oeuvre trop "sombre" pour être présentée à l'occasion du 50e anniversaire de la Révolution d'Octobre. Tarkovski raconte des épisodes de la vie du peintre d'icônes Andreï Roublev (Anatoli Solonitsyne) lors d'un voyage à travers la Russie féodale. Roublev quitte la tranquilité et l'isolement de son couvent pour découvrir la cruauté humaine (viols, pillages, tortures). Il s'enferme dans le silence, abandonne son art et perd sa foi. Alors que la peste ravage le pays, il voit un jeune garçon tenter de fondre une cloche. Il comprend dès lors que la créativité ne doit jamais cesser de s'exprimer, et retrouve sa foi en l'âme humaine. Les décors sont sublimes à voir. L'acteur Anatoli Solonitsyne est impressionant dans le rôle du moine artiste Roublev. Tarkovski envoit un chef d'oeuvre à l'écran. C'est la naissance d'un génie du septième art en dehors des canons du réalisme socialiste. Un jeune cinéaste en quête d'humanisme, un créateur soucieux d'affirmer sa liberté artistique loin des dogmes étriqués. Avec cette fresque magistrale hantée par les doutes de son personnage et ponctuée d'images obsessionnelles, Tarkovski donne son chef d'oeuvre. Comble d'ironie, les autorités soviétiques lui reprochent son "réalisme". Le film, écrit en 1963, est réalisé par Tarkovski en 1965 et n'est présenté au public qu'en 1969 lors du Festival de Cannes. Mais les spectateurs soviétiques ne le virent qu'en 1971 pour cause d'interdiction de la part du pouvoir alors dirigé par Leonid Brejnev.


Articles similaire-

Les cinémas du monde : Europe de l'Est + Russie
▶ Andreï Tarkovski (à venir)
▶ Solaris (à venir)

__________________________________________________________________________________________________

Offre ! 3 com's sur cet article = 5 com's chez toi !

# Posté le dimanche 03 août 2008 07:01

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:16