Gladiator (Ridley Scott, 2000)

Gladiator (Ridley Scott, 2000)
Gladiator

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Réalisateur : Ridley Scott
Année de sortie : 2000
Pays : USA
Acteurs : Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen

Synopsis-: Le général romain Maximus est le plus fidel soutien de l'empereur Marc Aurèle, qu'il a conduit de victoires en victoires avec une bravoure et un devouement exemplaires. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l'amour que lui voue l'empereur, le fils de Marc Aurèle, Commode, s'arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l'arrestation du général et son exécution. Maximus échappe à ses assassins mais ne peut empécher le massacre de sa famille. Capturé par un marchand d'esclaves, il devient gladiateur et prépare sa vengeance.

Répliques-:
Russell Crowe (Maximus): "Il n'y a plus personne à combattre sire."
Richard Harris (Marc Aurèle): "Oh il y a toujours quelqu'un à combattre."

Critique-: On doit déjà à l'éclectique réalisateur anglais Ridley Scott d'avoir revivifié au début des années 80 le film de science-fiction avec "Alien" et "Blade Runner". Il ressucite avec "Gladiator" le péplum, le vrai. Nous sommes en l'an 179 de notre ère. L'empereur Marc Aurèle (Richard Harris), sentant sa mort prochaine, dénie à son peu fiable fils Commode l'honneur de lui succéder. Il semble lui préférer le valeureux général Maximus, qui vient de gagner une terrible bataille contre des hordes germaines. Dés lors tout est en place pour que l'on plonge sans résister dans une histoire furieuse de deux heures et demie où le fils tue le père et aime d'amour sa soeur (Connie Nielsen), fait massacrer la famille de son rival qui, ayant tout perdu, son rang, ses espérances, sa femme, son fils et jusqu'à son nom, se noie dans la foule anonyme et asservie des esclaves avant de devenir gladiateur, le meilleur des gladiateurs... Rome comme si vous y étiez. D'ailleurs, voici le Colisée. Des effets spéciaux, soit, et le diabolique savoir-faire de Ridley Scott et de son équipe. Mais il faut saluer aussi l'interprétation sans faille du "couple" soudé par la haine que forment l'empereur félon et l'invincible gladiateur. Joaquin Phoenix est Commode, féroce et fragile à souhait. Quant à l'acteur néo-zélandais Russell Crowe, il est un Maximus magnifique, avec un jeu moderne, intériorisé, des biceps expressifs et un demi-sourire de douleur et de conquête qui a fait battre les coeurs.


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# Posté le samedi 05 novembre 2005 14:08

Modifié le mardi 26 août 2008 12:18

Stanley Kubrick (1928 - 1999) Réalisateur, producteur et scénariste américain

Stanley Kubrick (1928 - 1999)  Réalisateur, producteur et scénariste américain
Stanley Kubrick
Témoin de l'inhumanité

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Inventeur de formes, moraliste cynique, cinéaste culte... Les mots manquent et Kubrick reste.

Rarement cinéaste aura autant imprimé l'imaginaire des spectateurs. Une bagarre dans un entrepôt peuplé de mannequins comme dans le Baiser du tueur, le Beau Danube bleu accompagnant la valse des vaisseaux spatiaux de 2001: l'Odyssée de l'espace, les éclairages à la bougie de Barry Lyndon, les coups de hache furieux et le labyrinthe de Shining n'ont pas seulement influencé les cinéastes des générations suivantes, mais sont des références qui hantent la publicité, la presse, le quotidien de la deuxième moitié du XXe siècle (et le début du suivant). "Il n'a jamais copié personne alors que nous nous efforçions de l'imiter", dit Steven Spielberg qui porta à l'écran le dernier scénario écrit par Kubrick, A.I.: intelligence artificielle (2001).

Son soin scrupuleux à choisir ses sujets, son perfectionnisme et son existence de reclus ont fait que le public a attendu chacun de ses films comme on attend un évènement rare. Ses films pessimistes donnent un sentiment de claustrophobie. Ils abordent brillamment des sujets complexes.

1928 Naissance le 26 juillet à New York 1953 Fear and Desire 1955 Le Baiser du tueur 1956 L'Ultime Razzia 1957 Les Sentiers de la Gloire 1960 Spartacus 1962 Lolita 1963 Docteur Folamour 1968 2001: l'Odyssée de l'espace 1971 Orange Mécanique 1975 Barry Lyndon 1980 Shining 1987 Full Metal Jacket 1999 Eyes Wide Shut - Mort à Hertshire, Grande Bretagne.

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# Posté le samedi 05 novembre 2005 14:26

Modifié le lundi 18 août 2008 12:11

Fight Club (David Fincher, 1999)

Fight Club (David Fincher, 1999)
Fight Club

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Réalisateur : David Fincher
Année de sortie : 1999
Pays : USA
Acteurs : Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter, Jared Leto

Synopsis-: Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d'autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C'est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l'échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d'anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l'amour de son prochain.

Répliques-:
Helena Bonham Carter (Marla): "Je veux le cancer du colon."
Edward Norton (Jack): "Non, non, je veux le cancer du colon."
Helena Bonham Carter (Marla): "C'est ton préféré toi aussi ?"

Critique-: Depuis son premier film, "Alien 3", et surtout son deuxième, "Seven" - l'itinéraire éprouvant d'un tueur en série -, on le savait: le metteur en scène David Fincher était un sourdoué montrant de fortes tendances sadomorbides. Avec "Fight Club", qui avance masqué sous l'alibi flatteur de l'humour noir et de la dérision, il se surpasse. Edward Norton, le narateur du film, petit cadre sans identité, est un insomniaque mélancolique perdu dans une mégapole anonyme elle aussi. Consommateur compulsif, il se promène dans les catalogues de vente par correspondance qu'il écume, et cherche consolation auprès des groupes d'entraide des accidentés de la vie, sa préférance allant à celui qui rassemble les sujets atteints d'un cancer des testicules. Mâle américain, ta virilité fout le camp ! Observez la légèreté du symbole. La rencontre du narrateur avec le mystérieux et solaire Tyler Durden (Brad Pitt) va tout faire exploser: les maisons, les avions, les visages, la raison. Durden, ange exterminateur de la société de consommation, on l'aura compris, exerce plusieurs métiers et fabrique notamment du savon à base de graisse humaine (ce "gag" est censé en être un, est-il acceptable?) . Il va fonder avec son nouvel ami des fight clubs clandestins, sorte de clubs de démolition mutuelle, où les frustrés, les esseulés, les émasculés vont se reconstruire en se démolissant sauvagement le portrait. Les deux héros sont géniaux dans leurs personnages. Le film est un grand instant du septième art.


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# Posté le samedi 05 novembre 2005 14:37

Modifié le lundi 18 août 2008 12:22

Le Seigneur des Anneaux : la communauté de l'anneau (Peter Jackson, 2001)

Le Seigneur des Anneaux : la communauté de l'anneau (Peter Jackson, 2001)
Le Seigneur des Anneaux : la communauté de l'anneau

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Réalisateur : Peter Jackson
Année de sortie : 2001
Pays : USA-Nouvelle-Zélande
Acteurs : Elijah Wood, Sean Astin, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Christopher Lee, Ian Holm, Liv Tyler, Cate Blanchett, Orlando Bloom

Synopsis-: Dans ce chapitre de la trilogie, le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau. Bien loin d'être une simple babiole, il s'agit de l'Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d'une Compagnie constituée de Hobbits, d'Hommes, d'un Magicien, d'un Nain, et d'un Elfe, ne parvienne à emporter l'Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu'à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours. Un tel périple signifie s'aventurer très loin en Mordor, les terres du Seigneur des ténèbres, où est rassemblée son armée d'Orques maléfiques... La Compagnie doit non seulement combattre les forces extérieures du mal mais aussi les dissensions internes et l'influence corruptrice qu'exerce l'Anneau lui-même. L'issue de l'histoire à venir est intimement liée au sort de la Compagnie.

Répliques-: Elrond: "Nous n'avons pas le choix, l'anneau doit être détruit."

Critique-: Ainsi commence cette trilogie à couper le souffle. La meilleure adaptation de roman jamais réalisée. Sur le plan visuel, le film est une pure merveille, les effets spéciaux sont géniaux. Tous les acteurs sont impressionnants. Les costumes sont admirables, les maquillages sont d'un réalisme! L'esthétique du film est incontestablement incroyable. Que dire à part que ce film est un pur chef d'oeuvre du septième art. Que j'ai rarement été aussi boulversée par un film aussi beau, que ce soit par le jeu des acteurs, les musiques (qui selon moi sont les plus belles jamais faites pour un film), que chaque scène est un grand moment merveilleusement bien filmée et que "Le Seigneur des Anneaux" est un véritable délice visuel. Plongé dans des décors extraordinaires, on se laisse séduire par la magie de la Terre du Milieu. Le septième art ne résume pas une multitude d'effets spéciaux. Dans ce film, il y a une histoire poignante, des répliques cultes, un récit qui nous emporte vers une grande aventure où on frémit au détour de chaque bout de scène.


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# Posté le samedi 05 novembre 2005 14:41

Modifié le lundi 18 août 2008 12:22

Le goût des autres (Agnès Jaoui, 2000)

Le goût des autres (Agnès Jaoui, 2000)
Le goût des autres

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Réalisateur : Agnès Jaoui
Année de sortie : 2000
Pays : France
Acteurs : Jean-Pierre Bacri, Anne Alvaro, Gérard Lanvin, Alain Chabat

Synopsis-: Castella est un chef d'entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de "Bérénice", il tombe en adoration du texte et de l'actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d'anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s'intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d'histoires.

Critique-: Ce que l'homme préfère mépriser, c'est l'homme. Chacun de nous a subi, dès la cour de l'école, le mépris. Le film réalisé par Agnès Jaoui, écrit par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, "le Goût des autres", est ce que le cinéma a donné de plus acide, de plus drôle aussi, sur cette faculté de dédain du prochain. On rit. Mais on se souvient. Remontent en mémoire ces instants que notre vanité nous cache et notre vanité a bien raison. Le film d'Agnès Jaoui est là non pour nous torturer un peu plus, mais pour nous libérer de cette toxine sournoise. Vous avez été méprisé? Faites-en une comédie! "le Goût des autres" est un film humainement important, qu'on regarde en riant mais sans le prendre à la légère. Il est grave sous une apparence théâtralement enjouée. Agnès Jaoui, pour sa première réalisation, n'assène pas de caméra baladeuse, hasardeuse, audacieuse, elle filme en longues séquences. Et que filme-t-elle si respectueusement? Ses comédiens. Elle rejoint ainsi Guitry dans ses films, à une différence près: elle se réserve un second rôle (elle est une époustouflante serveuse de bistro, un peu dealeuse, méfiante amoureuse, amère comme sa bière et sa vie). Les autres comédiens sont donc Bacri, Alain Chabat en chauffeur d'une sobriété parfaite et d'une émotion inquiète, Gérard Lanvin en garde du corps ex-flic désabusé et Anne Alvaro et Christiane Millet, venues directement du théâtre. Car ce film fait aimer le théâtre. Non? Si. L'amour y est déchiqueté avec noblesse. Bacri est amoureux. L'objet de ses feux est Clara (Anne Alvaro). Il est prêt à tous les ridicules, même à apprendre l'anglais dans un salon de thé. On l'y accompagne, et si l'ont avait écrit le scénario on l'y précéderait. Et là, le PDG moustachu (il se rasera pour plaire..) va tomber de son Olympe de chintz à fleurs et de bibelots superflus (sa femme est décoratrice et le film déborde de détails jubliatoires) dans l'enfer des intellos théâtreux. Leur mépris lui colle à la carte de crédit, sous les regards désabusés du chauffeur (Chabat) et du garde du corps (Lanvin), qui ont tout compris. Agnès Jaoui est une excellente scénariste et une comédienne douée, et en plus c'est une formidable metteur en scène...

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# Posté le jeudi 08 février 2007 12:03

Modifié le lundi 11 août 2008 06:55